RENNES 0 - L'OM 2

 

Non, l’OM n’est pas mort. Après la blessante défaite face à Lille (1-2) et l’affaire que l’on sait, certains guettaient le coup de grâce au stade de la Route de Lorient. L’équipe de Deschamps a une fois de plus démontré qu’il ne fallait pas l’enterrer si vite. Elle est bien vivante et peut-être ressortira-t-elle encore plus forte de ces épreuves.
Elle a en tout cas signé un vrai bon match. Son plus accompli de l’année 2011 ? Il n’est pas interdit de le penser et l’écrire.
Son caractère et son esprit conquérant lui ont permis de vaincre sur le terrain d’un concurrent direct, qui restait sur une série de 5 victoires consécutives. L’OM, tel qu’on l’aime, et qui comptera un retard raisonnable sur le leader (de 1 à 4 points, selon les résultats du week-end) à onze journées de la fin, avant de rouvrir la parenthèse Manchester.
Comme on pouvait le penser, Rennes n’a pas dérogé à ses habitudes en début de match. Celles d’un jeu basé sur le mouvement impulsé par la technique de Leroy et Dalmat, et des contacts. Beaucoup de contacts. La présence de Mbia au milieu plutôt qu’en défense était à interpréter comme la nécessité de sortir victorieux du défi physique proposé. En mettant l’engagement attendu, les Olympiens n’ont effectivement pas cédé grand-chose.
Et quand les Bretons ont identifié des brèches, Diawara eut la bonne lecture de la situation pour jaillir à propos.

La passe de Jordan Ayew... et ses larmes


A la 22e, un premier centre-tir d’Ayew a indiqué la marche à suivre pour décrocher la timbale. Avec un peu de vivacité et des passes bien ajustées, il y avait la place pour profiter d’un certain statisme rennais. Méthode appliquée à la lettre à la 24e, sur l’ouverture du score où les Rouge et Noir furent plus spectateurs qu’acteurs. Le ballon circula ainsi depuis la bande droite jusqu’à la gauche, pour finir par un centre en première intention d’Ayew pour la tête bien ajustée de Remy (0-1). Antonetti n’en avait pas fini de se fâcher tout rouge devant la passivité de ses troupes. Alors qu’en fin de période, un autre coup de casque de l’ancien Niçois aurait pu faire rassoir définitivement son ancien entraîneur sur le banc. Mais il ne cadra pas.
Pour justifier son rang actuel (2e), Rennes aurait du montrer autre chose après le repos. Même sans le soutien de son public. Tant la troupe visiteuse avait pris le dessus, dans les tribunes aussi .
Est-ce l’enjeu ou bien certaines limites qui se seraient dessinées vendredi soir, toujours est-il qu’à l’exception d’une reprise de Mvila repoussée par Mandanda, les Bretons n’ont guère posé plus de problèmes dans les 45 minutes suivantes.
Mieux, plus les minutes passèrent après la pause, et plus les Olympiens parurent envoyer un signal fort à la concurrence. Se faisant patrons du match, en tenant bien le ballon et en se projetant idéalement vers l’avant. Souvent par l’entremise d’ouvertures bien senties par Cheyrou.
Le Stade Rennais sembla se consumer à mesure que cela chauffait sur le but de Douchez. Un portier décisif face à Gignac (70e), mais impuissant devant Lucho, servi sur un plateau par Jordan Ayew (0-2, 80e). Toute l’équipe pouvait exulter. Alors que les larmes coulaient sous les joues du Ghanéen, qui venait de brillamment se racheter de s'être fait rattraper par Kana-Biyik quelques minutes plus tôt. Une belle image. Le tir monstrueux de Taiwo aurait pu en être une autre. Mais il s’écrasa sous la barre. Qu’importe. On promettait le pire à l’OM. Ce fut le meilleur.


Didier Deschamps n'avait encore jamais gagné à Rennes, en tant qu'entraîneur (3 nuls et 2 défaites jusqu'à vendredi).
Aucun club breton (Brest, Lorient et Rennes) n'a marqué face à l'OM en championnat cette saison.
L'OM est invaincu depuis 6 matches à l'extérieur (3 victoires et 3 nuls). Meilleure série en cours. Montpellier peut faire de même dimanche à Paris.

 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site