OM 2 - PSG 1

 

OM 2-1 PSG

1-0 : Heinze (16e)
1-1 : Chantôme (27e)
2-1 : A. Ayew (35e)

Le public marseillais a vécu une de ces soirées dont on repart du stade la voix fracassée, le sourire aux lèvres, et la garantie de le garder un bon moment. Battre Paris à l’envie, dans un rendez-vous à six  points pour la suite du championnat, restera comme un des temps forts d’une saison pour l’instant un peu chiche en émotions fortes. Mais en l’emportant, les chances d’en vivre d’autres sont nettement plus grandes.
Pour les supporters parisiens, dont certains n’ont pas pu s’empêcher de gloser sur la victoire mancunienne cette semaine sur le net, le réveil sera beaucoup plus difficile ce lundi matin.
L’OM ne s’est d’ailleurs pas spécialement « vengé » sur son rival de son élimination européenne, mais a tourné la page en construisant un succès dans la lignée de celui conquis à Rennes. Le tout en reléguant à six longueurs son visiteur du soir, et en l’écartant vraisemblablement de la course au titre (10 pts).
L’adrénaline s’est déchargée dès le quart d’heure de jeu, quand Heinze a laissé Coupet les bras ballants après l’avoir aligné sur coup-franc (1-0). Un Argentin hargneux à souhait et qui se fit un plaisir d’aller fêter ça avec son compatriote Lucho, remplaçant au coup d’envoi après son agression survenue dans la nuit de jeudi à vendredi.
Ce but eut le grand mérite de dévisser le couvercle d’un match jusqu’alors bien fermé, seulement animé par l’engagement olympien et les tentatives parisiennes de semer le trouble dans l’axe de la défense par des longs ballons aériens.
Preuves de cette « libération des mœurs » de ce Clasico 64e du nom, ce slalom aussi étourdissant que surprenant de Mbia pour perforer les lignes du PSG (17e), puis la mèche allumée par le pied droit de Gignac, au-dessus des buts (21e), et la tête plongeante de Remy (22e). A coup sûr, les permutations du quatuor offensif marseillais avaient jeté le trouble dans l’organisation francilienne.

L'OM fait bloc

Seul danger côté Paris, l’insaisissable (et parfois exaspérant, même pour ses partenaires) Nenê, à qui Diawara réserva un tacle bien senti mais correct pour marquer son territoire. Un peu secoué, le Brésilien ne s’en trouva pas moins à l’origine de l’égalisation de son équipe, trouvant un poteau bien intentionné à l’égard de Chantôme (1-1, 27e). Avant de "caviarder" une occasion énorme, sur une perte de balle d’un Diawara visiblement diminué physiquement depuis l’action de l’égalisation.
Heureusement pour l’OM, l’ancien girondin serra les dents et put poursuivre. Et le socle défensif, galvanisé par la grinta d’Heinze, de continuer à ne laisser sur la table que de toutes petites miettes à Hoarau, Giuly and co.
Surtout, les Olympiens ont su avoir le coup de rein pour repasser devant sur une tête d’Ayew, à la réception d’un centre appliqué de Gignac (2-1, 35e).
« Pour un joueur formé ici, c'était un rêve de marquer contre le PSG », avouera-t-il en quittant le stade.
Mais pour que le rêve soit beau, il ne fallait plus lâcher la bride. En faisant bloc et en pressant férocement. En contrôlant moins le jeu certes, mais en additionnant en seconde période les contres et les occasions de prendre le large. Malheureusement, ni Gignac, ni Lucho et Remy n’ajustèrent Coupet, auteur d’une seule et unique parade devant Ayew.
Ce manque de réalisme a déjà coûté cher par le passé. Et pas plus tard que mardi dernier à Old Trafford. Mais Paris n’est pas Manchester, et les Marseillais n’ont cette fois pas laissé la porte entrebâillée à défaut de faire le break. Sans s’embarrasser de la manière. En éprouvant quelques difficultés à ressortir proprement le ballon, et le tenir devant. Mais sans compromettre l’issue d’un match où les trois points installent les Phocéens à la 2e place, dans la roue de Lille (4 points) mais où la victoire vaut infiniment plus encore…


Comme Cana avant lui, Heinze est en train de se tailler la réputation de spécialiste des Clasicos, avec ce nouveau but, après celui de l'an passé (1-0).
A nouveau buteur, Ayew a pourtant donné des inquiétudes avant le match. Il a ressenti une douleur à la cuisse à l'échauffement. Heureusement sans gravité.
Heinze avait déjà inscrit un coup-franc identique face à Rennes, lors du match du titre la saison dernière. Il s'agissait là-aussi d'une ouverture du score.

 

 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×