OM 1 - LILLE 2

 

 

 

 

 

L'OM perd une bataille (1-2)

 

 

 

Victoire tardive mais pas imméritée pour Lille au Vélodrome. Première défaite de l'OM en 2011 qui pointe à 4 longueurs du LOSC.

 
OM 1-2 LILLE
0-1 : Hazard (10e)
1-1 : Rémy (60e)
1-2 : Frau (90e+1)

C’est une bataille de perdue. Pour ce qui est de la guerre (du titre) on invitera chacun à attendre encore un peu avant de tirer des conclusions définitives. Lille a eu 8 points d’avance sur l’OM. A la faveur de sa victoire de dimanche, le LOSC en retrouve 4, tout en devançant Rennes à la différence de buts.
Et par delà le classement, la formation de Rudi Garcia va sans doute s’attirer de nouveaux compliments au vu de ce qu’elle a réalisé au Vélodrome. Ils seront mérités.
Car pendant quarante cinq minutes, les Olympiens furent au bord de la rupture, évitant de justesse de boire cul sec le bouillon. Mais ils auraient aussi pu demeurer invaincus en 2011, à la faveur d’une meilleure deuxième période, sans le coup de poignard final de Frau. C’est quelque peu rageant, et ce n’est pas non plus à occulter.
Dès le début de match, les crocs furent de sortie. Et ils étaient clairement plus longs et aiguisés côté… marseillais. Les Dogues n’étaient alors plus que des chiots inoffensifs. Malheureusement l’ouverture du score du Losc, contre le cours total du jeu, marqua une franche rupture. D’une frappe soudaine de 35 mètres, Hazard mit dans le mille. Et ensuite plus rien ne pouvait être pareil pour l’OM (0-1, 10e).
Les effets ? Cela commença par doucher l’enthousiasme, avec tout à coup moins de punch dans les rangs phocéens. Avant que la fébrilité ne contamine chaque joueur. En dépit de quelques perforations balle au pied d’Ayew seulement stoppées par des fautes lilloises, on ne reconnut bientôt plus du tout l’équipe marseillaise. Cafouillant son football, avec un déchet bien trop important pour ne pas accumuler de vains efforts. Il fallait courir et encore courir pour récupérer le cuir. Et quand c’était fait, l’énergie était déjà bien puisée pour pouvoir donner le bon coup de rein, et avoir les idées claires.
Du velours pour les Lillois qui à chaque perte de balle fondaient sur le but marseillais comme des abeilles sur du miel. Des raids menés à vive allure et à cinq qui auraient pu faire de terribles dégâts, si Sow et Gervinho avaient concrétisé. Si Mandanda, aussi, n’avait pas sorti le grand jeu.

Rémy remet l’OM sur « on »

Tant et si bien qu’après avoir entrevu l’enfer, l’OM était toujours en vie au repos. Mais sans Lucho, resté aux vestiaires, à cause de douleurs aux ischios.
Sans sa pièce maîtresse, Deschamps opta pour une orientation volontariste avec l’entrée de Gignac. Celles de Benoît Cheyrou puis Jordan Ayew contribuèrent aussi à relancer la machine.
Mais pour vraiment la débrider, il fallait revenir au score. Rémy s’en chargea. Présent et efficace à la retombée d’un centre renvoyé par Debuchy (1-1, 60e) avant d’aller laisser éclater sa rage au pied du virage Nord–de Peretti.
Au vu des turpitudes de la première période, cette égalisation était idéale. Comme si on avait mis de nouveau l’interrupteur de l’OM sur « on ». Sauf que malgré toute leur bonne volonté et les poussées du stade, les joueurs de Deschamps ne parvinrent pas tromper de nouveau Landreau. Malgré deux belles opportunités pour les frères Ayew (raid de Jordan et tête d’André).
De fait, on aurait pu s’orienter vers un match nul. Il n’aurait déplu à personne. Même à Lille. En dépit d’un poteau de Cabaye et d’un penalty oublié sur Gervinho. Avec un point chacun, l’affaire n’était pas mauvaise au classement. Mais à peine le tableau du temps additionnel avait scintillé que les comptes étaient à refaire. Frau devançait Heinze sur un centre d’Emerson pour terrasser Mandanda (1-2). Et déposer une petite claque sur la joue des Phocéens. Mais comme ce n'est pas le genre de la maison défendue par Diawara and co de tendre l'autre, soyons plus impatients qu'inquiets d'aller à Rennes dès vendredi.

 

 

 


Première défaite de l'OM au Vélodrome depuis celle concédée au Spartak Moscou (0-1) en septembre dernier. Et première défaite en 2011 tout court, en championnat.
Valbuena n'était finalement pas sur la feuille de match. Il n'était pas en pleine possession de ses moyens, et il a été jugé préférable de préserver son genou.
Prochain rendez-vous, à Rennes, en match avancé vendredi, contre une équipe (2e) qui reste sur 5 succès consécutifs.

 

 

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