LE PETIT RAMONEUR

 

 

 

 

 

 


 

Vous connaissez l’image du petit ramoneur savoyard à travers les poupées-souvenirs ou les cartes postales.

Voici leur véritable histoire ...

Du travail pour l'hiver

 

 

Il y a longtemps dans les villages des montagnes savoyardes, en Maurienne et en Tarentaise, les hivers étaient longs et rudes

Dans les familles nombreuses, nourrir tous les enfants devenait très difficile. Il fallait donc trouver du travail. Parfois, les pères devenaient colporteurs, c’est-à-dire marchands ambulants.

Quant aux enfants, ils étaient souvent embauchés comme ramoneurs.

Il faut dire qu’en ces temps anciens, la plupart des gens possédaient une cheminée pour se chauffer ou faire cuire la nourriture.

C’est la raison pour laquelle il fallait nettoyer les cheminées pour qu’elles fonctionnent bien.

On prenait des enfants de 6 à 12 ans en raison de leur petite taille pour ramoner les cheminées.

Par ailleurs, les Savoyards, gens de montagne, étaient plus habiles pour monter et descendre le long des conduits de fumée.

Les petits ramoneurs partaient en groupe, au début de l’hiver, sous la conduite d’un patron chargé de recueillir l’argent et de nourrir les enfants.

Mais, souvent le maître les traitait durement et ils étaient obligés de mendier.

Les petits ramoneurs se rendaient dans des villes éloignées en France ou à l’étranger.

Les enfants revenaient au printemps dans leurs familles, pour aider leurs parents aux travaux des champs.

 

En quoi consistait le travail des petits ramoneurs ?

De nos jours, le ramoneur fait glisser dans le tuyau de la cheminée un buisson métallique et récupère la suie dans un récipient.

Aux siècles passés, il en allait tout autrement. Le petit ramoneur devait monter dans la cheminée en s’aidant des genoux et des pieds.

A l’aide d’une raclette, il détachait la suie des parois.

Pour ce travail pénible. il disposait d’une échelle en plus de la raclette. Afin de se protéger, il portait des genouillères et des coudes en cuir, ainsi qu’un bonnet qu’il rabattait sur le visage pour éviter que la suie ne lui pique les yeux, et enfin un sac pour recueillir la suie.
Malgré ces précautions, la peau, les yeux et les poumons des petits ramoneurs souffraient beaucoup.

En plus de ce travail pénible, on demandait d’autres services aux petits ramoneurs : couper du bois, cirer les meubles ou les parquets, porter des colis, etc.

Le soir après le travail, les ramoneurs devaient déposer dans la caisse commune l’argent ou la nourriture et les vêtements qu’on leur avait donnés.

Le ramoneur était parfois accompagné d’une marmotte. Ils jouaient aussi de la vielle.

A ce propos, on dit que ce sont les marmottes qui leur auraient appris à grimper avec adresse.

Malgré leur dure vie, les petits ramoneurs chantaient avec courage.

Afin d’attirer l’attention des gens de la ville, ils criaient "A ramoner de haut en bas".

Quand le petit ramoneur avait fini son travail, il sortait par le haut de la cheminée en chantant.

Des oeuvres ont été crées pour permettre aux enfants à lire et à écrire. On leur donnait des vêtements et des chaussures.



Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site